Conakry, octobre 2026 – Les travaux en inter‑commission autour de la Loi de Finances Rectificative (LFR) 2026 se poursuivent à l’Assemblée nationale. À l’issue des échanges avec les départements des Infrastructures et des Transports, le président de la Commission Aménagement du Territoire, Mamadi Kémo Condé, a exprimé sa satisfaction tout en pointant des enjeux majeurs pour l’économie nationale.
Infrastructures : une baisse préoccupante des investissements
Représenté par sa Secrétaire générale, le ministère des Infrastructures a défendu son budget devant les parlementaires. Les discussions ont porté sur les titres 2 à 5, avec un constat marquant : une diminution régulière des crédits, notamment au titre 5 consacré aux investissements.
« Le ministère des Infrastructures est la colonne vertébrale du développement. Nous avons relevé des baisses, mais les réponses fournies étaient justifiées », a expliqué Mamadi Kémo Condé. La Commission prévoit de revenir sur ces enjeux lors de l’examen de la Loi de Finances Initiale 2027, avec l’ambition de « sortir nos villes de l’ornière ».
Transports : un secteur à fort potentiel de recettes
La Commission a ensuite auditionné le ministère des Transports, identifié comme un département stratégique pour la mobilisation de nouvelles ressources.

« Nous avons constaté que c’est un ministère qui peut devenir un véritable pourvoyeur de recettes pour l’État », a affirmé Mamadi Kémo Condé. Il a toutefois regretté le manque à gagner lié à la non‑application de certains textes réglementaires et conventions.
Le parlementaire a insisté sur la nécessité d’activer ces textes afin de permettre aux populations de bénéficier de recettes jusque‑là perdues. « En tant que représentation nationale, nous allons œuvrer pour que ces textes voient le jour », a‑t‑il assuré.
Un dialogue renforcé entre exécutif et législatif
Au‑delà des constats budgétaires, Mamadi Kémo Condé a salué la qualité des échanges, rappelant que ces rencontres régulières entre commissions parlementaires et départements ministériels traduisent la vitalité du dialogue institutionnel.
La LFR 2026 apparaît ainsi comme un exercice de transparence et de projection, où les arbitrages budgétaires mettent en lumière les défis du développement des infrastructures et les opportunités offertes par le secteur des transports.
Touré Aboubacar pour Africavion7






