Mes chers frères et sœurs de Guinée, au pays comme dans la diaspora,
En cette occasion solennelle et joyeuse de votre fête nationale de l’indépendance, j’adresse à chaque Guinéenne et à chaque Guinéen mes vœux les plus sincères de paix, de dignité, de prospérité et d’unité nationale.
Je m’adresse à vous avec affection, gratitude et un profond engagement envers le bien-être d’un peuple dont les espoirs, les épreuves et la générosité occupent une place particulière dans mon cœur.
Le 2 octobre est un jour de célébration de la liberté, de la justice et de la souveraineté nationale. C’est également un jour de mémoire, une occasion sacrée d’honorer les héros qui ont conduit la Guinée à l’indépendance, leurs sacrifices et les souffrances de celles et ceux qui en ont payé le prix pour que les générations futures puissent vivre libres.
Que leur mémoire nous inspire à préserver leurs acquis et à réaliser les aspirations qu’ils ont confiées aux générations suivantes.
Le plus bel hommage à leur sacrifice est une Guinée où chaque personne peut vivre dans la dignité, bénéficier de la protection de la loi et regarder l’avenir avec espoir.
En ce jour, faisons de nos différences une force et de notre destin commun un lien qui nous rassemble.
De la Basse-Guinée à la Moyenne-Guinée, de la Haute-Guinée à la Guinée forestière, chaque communauté appartient pleinement et à égalité à la nation. Nos régions enrichissent notre patrimoine ; elles ne doivent jamais devenir des barrières entre nous. Aucune région n’est supérieure à une autre. Aucune communauté ne peut revendiquer une appartenance plus légitime à la nation.
Il n’existe qu’une seule République de Guinée, et chaque Guinéen y a une place égale.
Réconcilions nos intérêts, pardonnons-nous les uns aux autres et plaçons le bien commun au-dessus des divisions qui fragilisent nos familles, nos communautés et notre nation.
Le vivre-ensemble, la cohésion sociale et l’intégration nationale doivent se traduire dans nos comportements quotidiens : le respect de l’autorité légitime de l’État et des institutions nationales ; des institutions qui servent les populations avec équité ; et le respect mutuel entre Guinéens, au pays comme dans la diaspora.
L’unité se renforce lorsque nous nous écoutons, protégeons les droits de chacun et permettons à chaque citoyen de contribuer à la vie nationale.
En tant que personne engagée dans la défense de la vérité, la protection des communautés et le respect de la dignité humaine, je vous adresse un appel du cœur : traitons-nous les uns les autres, ainsi que les étrangers qui vivent parmi nous, comme des êtres humains méritant l’égalité devant la loi, la compassion et le respect.
L’origine, l’appartenance ethnique ou régionale, la religion, l’opinion politique ou la condition sociale ne doivent jamais diminuer la dignité d’une personne ni la priver de justice.
À celles et ceux qui portent le poids du deuil, des difficultés ou de l’exclusion, que cette célébration nationale apporte la certitude que vos vies comptent, que vos voix méritent d’être entendues et que vos espoirs ont toute leur place dans l’avenir de la Guinée.
Devant Dieu et devant nos semblables, renouvelons en ce jour une promesse solennelle : préserver l’indépendance conquise au prix de tant de sacrifices et traduire la souveraineté nationale en inclusion politique, en développement économique et en amélioration des conditions de vie de tous les Guinéens.
La promesse de l’indépendance doit devenir une réalité pour la famille qui cherche à vivre dignement, le jeune en quête d’emploi, l’enfant qui attend d’aller à l’école et le malade qui a besoin de soins. Les richesses de la Guinée doivent permettre à son peuple de construire une vie digne, stable et épanouie.
Mes chers frères et sœurs, prenons également le temps d’examiner nos consciences. Là où nous avons causé de la souffrance, ayons le courage de le reconnaître. Là où la confiance a été brisée, commençons à la reconstruire. Que le pardon ouvre la voie à la réconciliation et que la justice lui donne une force durable.
Lorsque surgissent des tensions politiques ou sociales, choisissons le respect, un dialogue sincère et inclusif, et l’amour de la Guinée. Écoutons-nous avec patience, exprimons nos désaccords avec dignité et recherchons des solutions qui protègent notre avenir commun.
Que le 2 octobre renouvelle notre engagement envers la liberté, approfondisse notre compassion et renforce les liens qui font de la Guinée une seule nation.
Que Dieu bénisse le peuple de Guinée, au pays et partout dans le monde.
Bonne fête nationale de l’indépendance !
Vive une République de Guinée libre, souveraine, unie et prospère !
Dr David Makongo
Fondateur et Président de Makongo Family Charity — MAFAC « Je défends la vérité et protège les communautés. »






