À l’occasion de la Semaine de l’Indépendance, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Fassou Théa, a conduit ce lundi une vaste opération d’assainissement dans la commune de Dixinn. Entouré de ses cadres et des autorités locales, il a parcouru les axes reliant l’hôpital Donka au carrefour de l’échangeur, dans une mobilisation citoyenne placée sous la coordination du Premier ministre Amadou Oury Bah et de l’ensemble du gouvernement.
Cette initiative traduit une volonté ferme de lutter contre la pollution urbaine et d’améliorer durablement le cadre de vie. Le ministre Théa, saluant l’engouement populaire, a déclaré :
« C’est un grand jour, une véritable prise de conscience nationale contre l’insalubrité. Conformément à la vision du président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya, la Guinée dit désormais stop à l’insalubrité. »
Des actions environnementales élargies
Au-delà du nettoyage des rues, le ministre a annoncé un programme ambitieux : opérations de reboisement dans la forêt de Démoudoula, la base militaire et le Jardin botanique, ainsi que la distribution de poubelles aux ménages, lieux de culte et bâtiments administratifs. Une attention particulière sera portée à la collecte des plastiques à usage unique, conformément au décret présidentiel interdisant leur utilisation.
La journée s’est clôturée par la remise d’un important lot de poubelles au Jardin botanique de Camayenne, offert par les industriels Topaz, Diaplast et Spaceplast. Ce geste, destiné à renforcer la lutte contre l’insalubrité, a été salué par le ministre de l’Environnement en présence de son homologue de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara.
Une synergie gouvernementale renforcée
Le ministre Aboubacar Camara a mis en avant la portée de cette collaboration :
« Suite au décret interdisant les plastiques à usage unique, voir les industriels s’impliquer est une grande avancée. Nos villages et sous-préfectures sont submergés par ces déchets plastiques, au point de donner l’impression que des usines y sont installées. »
Il a rappelé que la lutte contre l’insalubrité est une responsabilité collective :
« Ce n’est pas l’État qui jette les ordures dans la rue, l’État, c’est nous tous. Lorsque vous visitez nos hôpitaux, vous constatez que les principales causes de consultation sont directement liées au manque d’hygiène et à l’insalubrité. »
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AT






