La campagne nationale de reboisement 2026 rappelle une vérité essentielle : planter un arbre n’est qu’un début, l’enjeu véritable réside dans sa survie et son développement.
Durant ses premières années, un jeune plant reste vulnérable. Son avenir dépend de l’attention qui lui est portée, de la protection du site et de la capacité des acteurs à intervenir face aux menaces : manque d’eau, concurrence des herbes, animaux, activités humaines ou feux de brousse. Sans suivi, les efforts consentis lors de la plantation risquent de s’éteindre.
Un suivi indispensable pour mesurer les résultats
Revenir sur les sites après la saison de plantation permet de : Vérifier les besoins des jeunes arbres ; Entretenir les parcelles dans de bonnes conditions ; Renforcer la protection face aux risques identifiés ; Évaluer la survie et remplacer les plants disparus ; Regarnir les plantations lorsque cela est nécessaire.
Ce travail de terrain fournit également des données précieuses sur la croissance et l’état des plantations, garantissant une gestion durable.
Une responsabilité partagée
La consolidation des plantations ne peut reposer sur les seuls services techniques. Les ONG, les groupements communautaires, les jeunes et les populations locales jouent un rôle déterminant dans la surveillance et la protection des sites. Leur proximité et leur connaissance du terrain constituent des atouts majeurs pour assurer la continuité des actions.
La sensibilisation reste indispensable, mais elle doit s’accompagner d’un engagement concret et de moyens pour agir efficacement sur le terrain.Reboiser, c’est penser à demain
Une campagne réussie ne se mesure pas uniquement au nombre de plants mis en terre, mais à leur capacité à survivre, grandir et s’établir durablement. Chaque plant représente un investissement humain, matériel et financier. Le préserver, c’est protéger cet investissement et préparer les forêts de demain.
Un Guinéen, un arbre ! Planter aujourd’hui, c’est respirer demain.
AT






