Présent au Botswana depuis plus de 25 ans, le défenseur allemand de la nature Matto Barfuss renforce désormais son engagement dans le pays avec l’enregistrement officiel de sa fondation.
La Fondation Matto Barfuss a annoncé son enregistrement officiel au Botswana sous le nom de Matto Barfuss Conservation Trust, afin de renforcer ses actions en faveur de la conservation de la faune, notamment des lions, des guépards et de leurs habitats.
Selon la Fondation, ses actions s’appuieront sur des programmes éducatifs destinés aux enfants et aux parents, des initiatives de prévention des conflits entre les populations et la faune sauvage, ainsi que des projets d’écotourisme durable visant à faire de la protection de la faune une activité économiquement attractive.
Son fondateur, Matto Barfuss, estime qu’il est impossible de protéger une espèce sans préserver également son habitat et les populations qui vivent à proximité. « Au Botswana, plus de 50 enfants sont tués chaque année, en moyenne, par des animaux sauvages sur le chemin de l’école », affirme-t-il.
Le manuel scolaire de la Fondation, The Wildlife at My Home, apprend aux enfants les comportements à adopter pour réduire au maximum le risque d’être victimes d’animaux sauvages, explique Matto Barfuss. Il montre également aux enfants et à leurs parents que la faune sauvage peut constituer une ressource durable pour l’avenir de leur communauté.
Créer des partenariats entre des écoles d’Europe et du Botswana
La Fondation entend créer des partenariats entre des écoles d’Europe et du Botswana. Les établissements européens pourront élaborer un chapitre interactif du manuel consacré à la vie sauvage. Elle souhaite également développer des partenariats entre des communes du Botswana et d’Europe, notamment en Allemagne, en Suisse et en Autriche.
La Fondation ouvrira prochainement un bureau à Maun, principale porte d’entrée touristique du Botswana, aux portes du célèbre delta de l’Okavango. Il sera dirigé par une jeune Botswanaise, Sharon Bayatseng, chargée de développer un réseau réunissant les établissements d’enseignement, les autorités en charge de la faune sauvage et les acteurs de la société civile.
Les acteurs locaux soulignent que le tourisme durable ne se contente pas de sensibiliser les populations, mais génère également des revenus favorisant l’implication des communautés locales. L’initiative de Matto Barfuss s’inscrit dans un engagement plus large en faveur de la préservation de la faune sauvage et d’une gestion plus durable des ressources naturelles au Botswana.
dpa





