La formation s’inscrit dans le cadre d’un programme financé par la Banque allemande de développement (KfW), qui agit pour le compte du gouvernement fédéral allemand.
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a organisé, au Parc national de Maputo, au Mozambique, la première édition d’un programme de formation destiné aux gestionnaires de la faune et aux gardes forestiers des aires de conservation transfrontalières. Financé par la Banque allemande de développement (KfW), qui agit pour le compte du gouvernement fédéral allemand, ce programme s’inscrit dans les efforts de renforcement de la coopération régionale en matière de conservation de la biodiversité, a indiqué la SADC.
La formation, d’une durée de 14 jours, a été dispensée par le Southern African Wildlife College (SAWC), un centre régional basé en Afrique du Sud et spécialisé dans la conservation de la faune sauvage et la gestion des aires protégées. Elle a réuni des gardes forestiers et des responsables d’aires protégées venus des parcs nationaux de Banhine, Zinave, Limpopo et Maputo, au Mozambique, ainsi que du parc national de Gonarezhou, au Zimbabwe.
Améliorer la gestion et la conservation des aires protégées
L’objectif est de renforcer leurs compétences en matière de leadership, de gestion et d’opérations, afin de leur permettre de mieux encadrer les équipes de gardes et d’améliorer la gestion et la conservation de leurs aires protégées respectives, selon la SADC. Cette initiative pilote constitue, d’après l’organisation régionale, une étape importante dans le renforcement de la coopération et l’amélioration des normes professionnelles en matière de conservation de la faune sauvage en Afrique australe.
Les enseignements qui en seront tirés doivent permettre de déployer des programmes similaires dans d’autres aires de conservation transfrontalières de la région. La formation a bénéficié du soutien de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), de l’Administration nationale des aires de conservation (ANAC) du Mozambique, ainsi que de la Peace Parks Foundation, une ONG sud-africaine qui œuvre à la création, au financement et à la gestion des aires de conservation transfrontalières en Afrique australe.
Des écosystèmes confrontés à de fortes pressions
En Afrique australe, les aires de conservation transfrontalières sont des espaces protégés s’étendant souvent sur plusieurs pays et abritant notamment des populations d’éléphants, de lions et de rhinocéros.
Ces écosystèmes, qui constituent un pilier de la stratégie régionale de préservation de la biodiversité tout en soutenant le tourisme et le développement local, sont menacés par le braconnage et par la pression croissante du développement humain.
dpa





