CONAKRY – Dix-huit initiatives locales viennent d’être approuvées en Guinée. Elles bénéficieront du soutien du Programme de Microfinancements du Fonds pour l’Environnement Mondial, PMF/FEM. L’objectif : concilier protection de l’environnement et amélioration des conditions de vie des communautés rurales.
Dans un pays où la dégradation des terres, la pression sur les écosystèmes et la précarité des moyens de subsistance sont étroitement liées, le gouvernement mise sur les solutions de proximité.
Des réponses venues du terrain
Car ce sont souvent les organisations communautaires qui connaissent le mieux leur territoire. Elles identifient les problèmes, proposent des alternatives durables, mais manquent le plus souvent de moyens financiers pour passer à l’échelle.
C’est à ce niveau que le PMF/FEM intervient. Le programme vise à faire le pont entre l’initiative locale et l’appui institutionnel. Concrètement, il met à disposition de petites subventions pour permettre aux communautés de mener des actions concrètes sur le terrain.
Les 18 projets retenus portent sur des thématiques prioritaires : gestion durable des terres, préservation de la biodiversité, adaptation aux changements climatiques et valorisation des ressources naturelles. Au-delà de l’impact environnemental, ils doivent aussi générer des revenus et créer des opportunités pour les populations bénéficiaires.
Pour le PMF/FEM, l’enjeu est double : restaurer les écosystèmes fragilisés tout en renforçant la résilience des ménages ruraux face aux chocs économiques et climatiques.
Avec cette nouvelle vague de financements, la Guinée réaffirme sa volonté de placer les communautés au cœur de la lutte pour l’environnement. Une approche qui part du principe que les réponses les plus durables naissent là où les défis sont vécus au quotidien.
AT





