Lancé en Éthiopie, pays produisant près du tiers du miel africain, le projet s’étendra pour inclure des études de faisabilité à Djibouti et au Rwanda au fil de sa progression.
L’UNESCO et le gouvernement du Japon ont lancé en Éthiopie le programme BRIDGE-Africa visant à répondre aux défis climatiques croissants auxquels fait face le secteur apicole, un domaine clé pour deux millions de ménages ruraux. Premier producteur de miel en Afrique, le pays voit sa filière apicole fragilisée par les sécheresses, la hausse des températures et les inondations. Ces pressions affectent les colonies d’abeilles, perturbent les chaînes d’approvisionnement et entrainent une baisse de revenus pour les exploitants.
BRIDGE-Africa s’inscrit dans une approche misant sur la science et l’innovation pour aboutir à des solutions tangibles pour les communautés « qui ne peuvent se permettre d’attendre la prochaine catastrophe », a indiqué l’UNESCO, relayant des déclarations des deux partenaires lors du lancement. Présenté comme un projet pilote, BRIDGE-Africa est appelé à identifier les vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement, d’évaluer les risques liés aux catastrophes et de développer des mesures préventives pour réduire les futures perturbations causées par les aléas climatiques.
Une stratégie pour transformer le secteur apicole
Les membres du Groupe consultatif du projet, comprenant des représentants de quatre institutions éthiopiennes, dont le ministère de l’Agriculture, ont apporté leurs contributions techniques pour garantir que la méthodologie du projet reflète les priorités nationales et les réalités locales.
L’Éthiopie a défini une stratégie pour la période 2024-2032 pour transformer son secteur apicole. Actuellement, le pays n’exploite qu’environ un quart de son potentiel annuel estimé à 500 000 tonnes. Environ 96 pour cent des ruches restent traditionnelles et peu productives. L’objectif de la stratégie est de moderniser la filière pour en faire une industrie compétitive, durable et inclusive. Elle repose sur le renforcement de la productivité et de l’exportation, sur la valorisation des produits sous-exploités comme le pollen, la propolis et la gelée royale, tout en développant l’api-tourisme et l’apithérapie.
dpa





