Dans les grands marchés de Conakry, l’insalubrité s’impose comme un problème majeur. Entre ordures entassées, caniveaux obstrués et passages encombrés, commerçants et clients dénoncent une situation qui affecte quotidiennement leurs activités.
Des marchés saturés de déchets
Au marché de Matoto, les tas de plastiques, cartons et restes alimentaires s’accumulent à l’entrée, parfois à proximité des étals de produits alimentaires. « Nous payons des taxes, mais nous ne voyons pas d’amélioration », regrette un commerçant. À la Tannerie, les caniveaux envahis par les déchets dégagent de fortes odeurs, décourageant certains clients.
Des clients mécontents
À Sonfonia, les passages sont si encombrés que la circulation devient difficile. « On vient acheter, mais il faut éviter les tas d’ordures. Ce n’est pas un environnement agréable », témoigne un client. À Enta, les critiques portent sur le manque d’entretien des espaces publics, jugés inadaptés pour accueillir des milliers de personnes chaque jour.
Une responsabilité partagée
Si les autorités en charge de l’assainissement sont pointées du doigt, plusieurs acteurs estiment que la responsabilité est collective : gestionnaires des marchés, commerçants et usagers doivent contribuer à une meilleure gestion des déchets. À Madina, le plus grand marché de la capitale, la problématique reste la même : insalubrité chronique et absence de solutions durables.
Un défi urgent
Dans ces centres commerciaux stratégiques, la salubrité est devenue une préoccupation centrale. Les plaintes des commerçants et le mécontentement des consommateurs traduisent un besoin urgent d’actions concrètes. Pour beaucoup, seule une réponse rapide et coordonnée permettra de transformer ces espaces en lieux plus sûrs et plus accueillants.
AT





