Avec l’arrivée des premières pluies, dites « pluies de sommation », Conakry se retrouve une fois de plus confrontée à un défi récurrent : la gestion des ordures et des eaux de ruissellement. Dans plusieurs quartiers, les tas d’immondices et les caniveaux obstrués transforment la capitale en un vaste dépotoir à ciel ouvert, annonçant une saison pluvieuse difficile.
Pourtant, cette situation ne traduit pas un manque d’action du Ministère de l’Assainissement. Depuis plusieurs mois, ses équipes multiplient les interventions, de jour comme de nuit, pour tenter de contenir le fléau. Les agents, souvent invisibles aux yeux du grand public, travaillent avec acharnement et dévouement. Mais leurs efforts, aussi considérables soient-ils, ne suffisent pas à enrayer un problème qui dépasse les capacités d’un seul département.
Car l’assainissement ne peut reposer uniquement sur l’État. La responsabilité incombe aussi à chaque citoyen. Les comportements inciviques, comme le fait de jeter des déchets dans les caniveaux en pleine pluie, aggravent les risques d’inondations et menacent la santé publique. Dans ce contexte, la prise de conscience collective apparaît comme la condition sine qua non d’une solution durable.



Le combat contre les inondations et l’insalubrité est donc un défi national. Si le ministère et ses agents méritent d’être salués pour leur engagement, l’appel est lancé à l’ensemble du peuple guinéen : chacun doit agir à son niveau. Car l’assainissement, au-delà d’une mission administrative, est une affaire de civisme et de solidarité.
En somme, préserver Conakry des déchets et des eaux stagnantes exige une mobilisation générale. Le bien-être, la santé et le cadre de vie des Guinéens dépendent avant tout de leur propre engagement.
AT






