11 mai – Chaque année, la Journée mondiale des espèces menacées rappelle l’urgence de protéger la biodiversité. Mais au-delà d’une simple commémoration, cette date doit être perçue comme un véritable signal d’alarme pour l’humanité.
Aujourd’hui, la planète fait face à une crise silencieuse : des milliers d’espèces animales et végétales disparaissent à un rythme alarmant. Déforestation, changement climatique, braconnage, exploitation illégale des ressources naturelles et expansion humaine incontrôlée en sont les principaux moteurs. Chaque disparition fragilise l’équilibre écologique mondial.
Le gorille, symbole en danger
Le gorille incarne cette menace. Espèce emblématique de la biodiversité africaine, il joue un rôle écologique essentiel dans la régénération des forêts tropicales grâce à la dispersion des graines. Pourtant, il reste gravement menacé par la destruction de son habitat, les conflits armés, les maladies zoonotiques et le trafic illégal de la faune sauvage.
En République Démocratique du Congo, notamment dans les parcs de Salonga et de Lomami, la protection des gorilles dépasse la simple conservation animale. Elle touche à des enjeux stratégiques : stabilité climatique, tourisme durable, recherche scientifique, économie verte et survie des communautés locales dépendantes des écosystèmes forestiers.
Protéger la biodiversité, protéger l’avenir
« Protéger les espèces menacées n’est pas un luxe réservé aux écologistes. C’est un investissement direct pour l’avenir de notre planète », rappelle Dieudonné Mpo Owondjhe, coordonnateur national de l’ONG Appacol-Prn. Selon lui, aucune nation ne peut prétendre lutter efficacement contre le changement climatique tout en laissant disparaître ses écosystèmes.
Il appelle à transformer les discours en actions concrètes :
– renforcer la conservation des habitats naturels ;
– soutenir les écogardes, acteurs communautaires et peuples autochtones ;
– promouvoir une économie respectueuse de la biodiversité ;
– investir dans l’éducation environnementale et la santé ;
– combattre fermement le trafic des espèces sauvages.
Un avertissement pour l’humanité
La disparition du dernier gorille ne serait pas seulement l’extinction d’une espèce, mais la perte d’une part de notre responsabilité collective envers les générations futures. La biodiversité n’est pas une option : elle constitue le socle de la vie, de la résilience climatique et du développement durable.
AT






