Le Conseil préfectoral des organisations de la société civile de Lélouma a réuni cette semaine les principaux acteurs locaux autour d’une concertation consacrée à la protection de l’environnement.
Autour de la table figuraient des représentants de la Direction préfectorale de l’Environnement, de la Justice, du Plan, de la Pêche, de la Gendarmerie, du groupement des éleveurs ainsi que des autorités locales.
Lors des débats, Mamadou Aliou Koin Diallo, président du Conseil préfectoral des organisations de la société civile, a dressé un tableau préoccupant : feux de brousse, abattage anarchique d’arbres et indifférence des autorités. Selon lui, la passivité des conservateurs de la nature et le manque d’implication des citoyens aggravent la situation.
De son côté, Mamadou Lamarana Diallo, directeur préfectoral de l’Environnement, a reconnu les limites de son service. Il a évoqué le manque de moyens humains et financiers, mais aussi la faible collaboration des populations. « Quand il s’agit d’identifier les auteurs de feux de brousse, les habitants répondent souvent : Nous ne connaissons pas », a-t-il regretté.
À l’issue des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées :
– Interdiction de couper certaines espèces d’arbres (KĂ©rĂ©, Kouratiers, figuiers) pour en faire du bois d’œuvre.
– Organisation de tables rondes et d’émissions radiophoniques pour sensibiliser sur la protection de l’environnement.
– Implication des communautĂ©s dans le choix des zones Ă prĂ©server.
– Responsabilisation des associations de jeunes dans la lutte contre la destruction de la nature.
– Identification et sanction des auteurs d’agressions environnementales.
Cette rencontre illustre la volonté de la société civile de Lélouma de briser le silence face à une crise écologique qui menace l’équilibre de la préfecture.
AT






