La Direction générale des élections (DGE) a tenu, ce jeudi 30 avril 2026, une conférence de presse dans ses locaux afin de clarifier les accusations portées par certains partis politiques, notamment le Bloc libéral de Dr. Faya Lansana Milimouno et Abdoulaye Yéro Baldé de Frondeg. Ces formations reprochent à l’institution une gestion jugée partiale des candidatures pour les législatives et communales.
Mme Zénab Touré, directrice générale des élections, a ouvert la rencontre en remerciant la presse pour sa mobilisation, avant de rappeler le contexte : « Nous sommes à la veille du démarrage de la campagne pour les législatives, qui durent 30 jours, contre 20 jours pour les communales. Les listes définitives de candidatures ont déjà été validées et affichées par la Cour suprême », a-t-elle indiqué.
Répondant aux critiques, Mme Touré a expliqué que le processus de dépôt des dossiers avait été prolongé du 29 mars au 3 avril afin de permettre à davantage de partis de participer. « À la date limite initiale, seul l’UDG avait déposé ses candidatures. Nous avons accepté de prolonger pour donner la chance à tous », a-t-elle martelé.
La directrice a également évoqué les difficultés rencontrées dans certaines communes rurales, où le manque d’électricité compliquait la transmission des dossiers. Elle a précisé que plusieurs candidatures avaient été déposées sans caution, une condition pourtant obligatoire. « Nous avons dû autoriser la poursuite des versements auprès des trésoriers préfectoraux, régionaux et de la Banque centrale », a-t-elle ajouté.
En conclusion, Mme Zénab Touré s’est dite prête à une confrontation avec les partis contestataires afin de « rétablir les faits » et démontrer que la DGE a agi dans le respect du cadre légal.
Ce genre de rencontre met en lumière la volonté de la DGE de défendre la transparence du processus électoral, tout en répondant aux accusations de partialité.
Touré Aboubacar pour Africavion7.com 622 55 22 10






