Conakry, 25 mars 2026 – Devant les conseillers du Conseil National de la Transition (CNT), le Premier ministre Amadou Oury Bah a présenté la déclaration de politique générale du gouvernement. Après avoir abordé les réformes institutionnelles, il a consacré une large partie de son discours aux questions économiques, énergétiques, sanitaires et éducatives.
Des avancées économiques notables
Le chef du gouvernement a mis en lumière l’augmentation significative des recettes publiques, passées de 18 859 milliards de francs guinéens en 2020 à 45 000 milliards en 2025, soit une progression de 139 %. La digitalisation des régies financières et la mise en place du Fichier Unique de Gestion Administrative et de la Solde ont permis de réaliser plus de 246 milliards de francs guinéens d’économies. Ces mesures, selon lui, renforcent la discipline budgétaire et la crédibilité macroéconomique de l’État.
L’énergie solaire au cœur des préoccupations
Concernant le secteur énergétique, Amadou Oury Bah a exprimé son inquiétude face au retard des projets solaires censés réduire la dépendance aux énergies fossiles. « Cela ne répond pas à l’urgence nationale », a-t-il déploré, appelant à une accélération des projets majeurs d’intérêt vital.


Santé : des progrès salués
Sur le plan sanitaire, le Premier ministre a rappelé que la communauté internationale reconnaît les performances de la Guinée, notamment l’élévation du taux de vaccination, la baisse de la mortalité et l’amélioration des équipements médicaux. Il a également insisté sur la construction de centres de santé le long des corridors stratégiques, afin de pallier l’absence d’hôpitaux dans certaines zones reculées.
Éducation : un système en consolidation
Le Premier ministre s’est félicité des avancées enregistrées dans le domaine de l’éducation. Il a assuré que le gouvernement poursuivra ses efforts pour pérenniser les acquis et améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et étudiants.

Le CNT plaide pour des institutions fortes
De son côté, le président du CNT, Dr Dansa Kourouma, a insisté sur la nécessité pour les institutions républicaines de disposer de sièges propres et dignes. « Parmi douze institutions, seule la Cour suprême possède son siège », a-t-il regretté, appelant à mettre fin aux locations et à construire des infrastructures adaptées à Koloma et à Conakry.
Touré Aboubacar pour Africavion7.com 622 55 22 10






