Une réunion de haut niveau s’est tenue ce matin entre le Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire et le Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures. Au cœur des discussions : les Zones de Transfert et de Tri (ZTT), maillon essentiel mais fragilisé de la chaîne de gestion des déchets solides en Guinée.
Des infrastructures dépassées
Le diagnostic est clair : les ZTT actuelles, conçues à une époque où la population du Grand Conakry était bien moindre, ne répondent plus aux besoins d’une capitale en pleine expansion. Sous-dimensionnées, elles peinent à absorber l’augmentation quotidienne des déchets, provoquant saturation, désorganisation logistique et nuisances pour les habitants. L’image des tricycles stationnés le long des routes en attente d’un point de déchargement illustre cette crise.
Vers une modernisation urgente
Les deux ministères ont convenu que la modernisation du système d’assainissement passe par la création de nouvelles ZTT conformes aux standards techniques actuels. Un plaidoyer a été lancé pour mobiliser des terrains appartenant à l’État afin d’y implanter ces infrastructures stratégiques. À défaut, des démarches seront entreprises pour acquérir des sites adaptés.
Une coordination renforcée
Le Ministre de l’Urbanisme a instruit le Directeur de la DATU de collaborer étroitement avec les équipes techniques du MAHH afin de proposer, d’ici la fin de la semaine, des solutions concrètes pour identifier et sécuriser de nouveaux sites. Cette initiative traduit une volonté politique de renforcer la synergie institutionnelle dans la gestion des défis urbains.
Un enjeu de gouvernance urbaine
Au-delà de la question technique, cette rencontre illustre l’importance d’une approche coordonnée des politiques publiques. Les défis liés à l’assainissement, à l’aménagement du territoire et au développement urbain ne peuvent être relevés qu’à travers une coopération permanente entre les institutions de l’État.
AT






