Le changement climatique risque d’aggraver les troubles de santé mentale en Afrique et dans le monde, en particulier pour les individus vulnérables, soulignent des études de référence.
L’Académie nationale des sciences d’Allemagne Leopoldina et l’Académie des sciences d’Afrique du Sud (ASSAf) organiseront un webinaire international consacré aux effets du changement climatique — chaleur extrême, catastrophes naturelles ou insécurité alimentaire — sur la santé mentale. Ce webinaire, qui se tiendra le 9 juin 2026, est organisé en préparation de l’atelier conjoint « Changement climatique et santé mentale : voies de risques comparées, vulnérabilité et résilience », que l’ASSAf et la Leopoldina accueilleront en Afrique du Sud du 8 au 10 septembre.
Lors de ce webinaire, des experts en médecine, en psychologie et en géographie analyseront les liens entre le changement climatique et la santé mentale. Ils discuteront des perspectives interdisciplinaires, tout en examinant comment les enjeux psychologiques pourraient être intégrés aux politiques climatiques et sanitaires. Les deux partenaires soulignent que, si les effets du changement climatique sur la santé physique sont déjà largement étudiés et pris en compte dans les stratégies d’adaptation, ses conséquences sur la santé mentale demeurent encore insuffisamment intégrées dans la recherche et les politiques publiques.
Les facteurs de stress affectent directement et indirectement la santé mentale
Les facteurs de stress liés au climat peuvent affecter la santé mentale de manière directe et indirecte, expliquent les organisateurs. Ils interagissent fréquemment avec les inégalités sociales existantes et augmentent la vulnérabilité des groupes de population déjà marginalisés. Les traumatismes psychologiques provoqués par des catastrophes liées au climat — vagues de chaleur, inondations ou incendies de forêt — peuvent être 40 fois supérieurs aux blessures physiques, selon des chercheurs de l’Imperial College London, établissement britannique de référence en sciences et en médecine.
Selon l’étude, les phénomènes météorologiques extrêmes provoquent le stress, l’anxiété et la dépression, tandis que les températures élevées affectent l’humeur, aggravent les troubles du comportement et augmentent le risque de suicide. D’autres effets concernent la dégradation des moyens de subsistance et de la cohésion sociale.
dpa






