Le Forum de la Biodiversité 2026 s’est achevé à Conakry sur une note résolument tournée vers l’action. Pendant deux jours, décideurs, experts et acteurs de la société civile ont débattu des enjeux liés à la préservation du patrimoine naturel guinéen, dans un contexte marqué par l’accélération du développement économique.
Des thématiques sensibles au cœur des échanges
Les discussions ont notamment porté sur :
– la compensation des pertes de biodiversitĂ© liĂ©es au projet minier Simandou ;
– le suivi des impacts du chemin de fer sur la faune du Parc national de Pinselli – Soyah – Sabouyah ;
– le financement des compensations du Mont BĂ©ro ;
– le rĂ´le de la Fondation pour la Conservation de la BiodiversitĂ© dans le renforcement du RĂ©seau GuinĂ©en des Aires ProtĂ©gĂ©es (REGAP).


Des résultats majeurs adoptés
À l’issue des concertations, plusieurs engagements structurants ont été validés :
– Renforcement de l’information et de la sensibilisation des parties prenantes sur la rĂ©forme des aires protĂ©gĂ©es, en lien avec le Programme Simandou 2040, sous l’impulsion du PrĂ©sident Mamadi Doumbouya.
– Adoption d’une feuille de route conjointe pour conduire un processus participatif associant communautĂ©s locales, collectivitĂ©s, secteur privĂ© et sociĂ©tĂ© civile, en vue de redĂ©finir les limites des aires protĂ©gĂ©es.
– Mise en place d’une approche mĂ©thodologique fondĂ©e sur l’évaluation environnementale stratĂ©gique pour encadrer la dĂ©limitation du rĂ©seau.
– Validation de 14 sites de compensation intĂ©grĂ©s au REGAP, consolidant la stratĂ©gie nationale de compensation des pertes de biodiversitĂ©.
Vers une gouvernance renouvelée
Ces engagements ouvrent la voie à une gestion durable et inclusive de la biodiversité en Guinée. Ils traduisent une volonté politique et collective de concilier développement économique et préservation du capital naturel, en posant les bases d’une gouvernance environnementale renforcée.
AT






