Cette contribution sera versée au fonds TFFF, récemment lancé par un large bloc de pays tropicaux d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie pour financer durablement la préservation des forêts.
L’Allemagne a annoncé, lors de la COP30, une contribution d’un milliard d’euros sur dix ans au nouveau fonds international TFFF, consacré à la protection des forêts tropicales. Le TFFF (Tropical Forests Forever Facility), lancé à l’ouverture de la COP30 au Brésil, est une initiative de pays tropicaux pour transformer la conservation des forêts en un actif économique durable.
Grâce à la contribution allemande, le fonds est désormais en mesure d’attirer un plus grand nombre de capitaux privés sur les marchés financiers, ce qui accroît les ressources disponibles pour rémunérer les pays qui protègent leurs forêts. L’objectif est de mettre en place des incitations financières durables pour les pays tropicaux, en récompensant la conservation forestière. Les paiements seront fondés sur des données de surveillance par satellite et calculés en fonction des surfaces forestières préservées ou restaurées.
Selon le gouvernement allemand, il existe une autre dimension à considérer. Vingt pour cent des fonds doivent être alloués directement aux communautés autochtones et locales vivant dans et autour des forêts, qui sont essentielles à leur conservation. L’objectif global du fonds est de mobiliser jusqu’à 125 milliards de dollars, en combinant environ 25 milliards de dollars de financements publics et approximativement 100 milliards de dollars de capitaux privés.
Grâce à ces moyens, le TFFF pourrait assurer des paiements réguliers et prévisibles aux pays impliqués, représentant une évolution par rapport aux financements occasionnels et aux dons. Pour l’Allemagne, cette initiative s’inscrit dans une perspective plus générale : les forêts tropicales emmagasinent approximativement 360 gigatonnes de CO2, jouent un rôle essentiel pour la biodiversité mondiale et le climat, et impliquent une responsabilité collective envers l’environnement, y compris en Europe.
Plusieurs pays d’Afrique centrale — RD Congo, Cameroun, Congo, Centrafrique, Gabon et Guinée équatoriale — ont officiellement adhéré à l’initiative, approuvée lors d’un atelier régional à Kinshasa en mai 2025. Ces adhésions concernent des territoires du bassin du Congo, la 2e forêt tropicale mondiale après l’Amazonie.






