Dans le cadre du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, qui fixe des objectifs ambitieux à l’horizon 2030, le Kenya passe à l’action pour concrétiser ses engagements environnementaux.
Le pays a officiellement lancé un Partenariat d’accélération pour mettre en œuvre sa Stratégie et son Plan d’action nationaux pour la biodiversité. Cette initiative s’inscrit dans un programme mondial codirigé par l’Allemagne et la Colombie, avec le soutien financier de l’Allemagne et de la Norvège. L’objectif est clair : accélérer la mise en œuvre des plans nationaux afin d’atteindre collectivement les cibles fixées par l’accord de Kunming-Montréal.
Lors de la cérémonie de lancement, Mayiani Saino, représentante du ministère kenyan de l’Environnement, a souligné l’urgence d’agir face aux menaces qui pèsent sur la biodiversité du pays. Elle a évoqué la dégradation des habitats, les effets du changement climatique, la pollution et le trafic illégal d’espèces sauvages comme autant de pressions majeures sur les écosystèmes. Elle a réaffirmé la volonté du Kenya de produire des résultats concrets sur le terrain.
Une mobilisation collective indispensable
Même si le cadre stratégique du Kenya est jugé robuste, sa mise en œuvre reste le principal défi. Le nouveau Partenariat vise à lever les obstacles en facilitant l’exécution des actions, en mobilisant des ressources financières, en intégrant la biodiversité dans tous les secteurs économiques et en renforçant la coopération entre les différents acteurs.
Mayiani Saino a lancé un appel à l’ensemble des parties prenantes — pouvoirs publics, bailleurs de fonds, entreprises, chercheurs et société civile — pour qu’elles unissent leurs efforts. Leur collaboration est jugée cruciale pour transformer les ambitions en actions concrètes de restauration et de protection des écosystèmes.
Une gouvernance renforcée
L’événement a également été marqué par l’installation du comité technique du Mécanisme national de coordination de la biodiversité. Cette instance jouera un rôle central dans le suivi des engagements du Kenya au titre de la Convention sur la diversité biologique, en assurant une coordination efficace des politiques et des actions.






