Dans le cadre de la gestion rationnelle des déchets plastiques et liquides, le ministre de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a effectué ce lundi 29 septembre une visite dans plusieurs Zones de Transit et de Tri (ZTT) de Conakry.
Dans la commune de Matoto, c’est la ZTT de Kissosso Plateau qui a accueilli le ministre, en présence du vice-président de la Délégation Spéciale de Matoto ainsi que du directeur général de l’Agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique (ANASP).
Lors de son intervention, le ministre a salué les efforts déjà entrepris par les acteurs impliqués dans la problématique de l’assainissement : « La question de l’assainissement montre que de nombreux efforts ont été fournis, même si le travail reste immense. Et qui parle d’assainissement parle de santé publique, une priorité du gouvernement. Cette problématique est au cœur des engagements du Chef de l’État, raison pour laquelle il a jugé nécessaire de regrouper tout le secteur au sein de notre département afin de mutualiser les efforts. Pour moi, l’heure n’est plus aux discours : il faut se mettre au travail, redoubler d’efforts et transformer les défis en opportunités pour que la capitale devienne enfin propre. »


Poursuivant, il a ajouté : « Aujourd’hui, lorsqu’on observe la chaîne de valeur des déchets, on constate qu’il s’agit d’un secteur pourvoyeur d’emplois. Il est possible de transformer certains déchets en palettes écologiques et de recycler les plastiques en de nouveaux objets. L’hygiène ne doit pas être perçue comme une source de dépenses uniquement : c’est un secteur rentable. Pour cela, il est impératif que tous les acteurs s’asseyent et travaillent à redynamiser les mécanismes existants afin de lutter efficacement contre l’insalubrité dans nos quartiers. »
De son côté, le vice-président de la Délégation Spéciale de Matoto, M. Mahamadou Sylla, a salué la présence du ministre sur le terrain, qu’il considère comme un signal fort : « La gestion des déchets ne doit plus se limiter aux bureaux. Dans notre commune, nous sommes impliqués à tous les niveaux. D’abord, c’est la commune qui a signé la délégation de service avec les PME pour les rendre plus opérationnelles et rapprocher le service des populations. Ensuite, nous élaborons le plan d’enlèvement des points noirs. Or, compte tenu de la capacité de production des déchets à Matoto et de la faiblesse de notre logistique, il nous était difficile d’être pleinement opérationnels. La commune compte près de huit marchés, sans compter les ménages qui produisent d’importants volumes de déchets. Dans un premier temps, nous avons procédé à l’enlèvement des bacs à ordures le long de l’autoroute afin de faciliter l’accès des PME aux ménages. Mais nous avons été confrontés à de fortes contraintes liées au transfert des déchets, avec des ZTT souvent saturées. »
Avant de conclure, il a sollicité auprès du ministre la tenue d’une rencontre d’échanges sur les questions liées à la gestion des déchets dans les différentes communes :
> « Nous aurons des propositions à lui soumettre dans ce cadre, qui pourront réellement contribuer à améliorer le système sur toute la chaîne. »
Pour sa part, le président de la Coordination nationale des acteurs d’assainissement en Guinée, Sekou Keïta, a rappelé que le pays dispose d’un système structuré en trois maillons : la pré-collecte, le transfert et la gestion de la décharge. Selon lui, dès qu’un seul maillon est bloqué, cela entraîne automatiquement un dysfonctionnement des deux autres. Une réalité qui, aujourd’hui, impacte directement le taux d’abonnement des ménages aux services des PME, variant de 50 à 70 % selon les quartiers.
A-T






