À Kamsar, dans la région de Boké, située à environ 300 kilomètres de Conakry, le port de Dougoula s’étend entre deux chenaux d’un bras de mer. Ce site stratégique accueille près de 70 embarcations, majoritairement de petits bateaux motorisés appelés « salanes ». Selon les données disponibles, on y recense environ 150 pêcheurs, 80 fumeuses de poisson et 50 mareyeuses, qui dépendent directement de cette activité pour leur subsistance.
Le débarcadère est principalement dédié à la pêche de petits pélagiques comme l’ethmalose et les sardinelles, mais il voit aussi transiter des espèces démersales telles que le bobo, le capitaine et le machoiron. Ces espèces trouvent dans les zones de mangrove des lieux de reproduction essentiels à leur survie.



Pourtant, ces sanctuaires naturels sont aujourd’hui gravement menacés. La mangrove, véritable poumon écologique et refuge pour la biodiversité marine, subit une pression constante :
– Coupe abusive de bois
– Constructions anarchiques
– Développement d’infrastructures non maîtrisé
Ces agressions répétées entraînent une dégradation progressive de la couverture végétale, mettant en péril l’équilibre de tout un écosystème et les moyens de subsistance des communautés locales.
Il devient urgent d’agir pour préserver ces ressources vitales. Car derrière chaque arbre abattu ou chaque zone détruite, ce sont des vies humaines et marines qui sont fragilisées.
A-T






