Le Bureau Guinéen des Droits d’Auteur (BGDA) a officiellement lancé, ce mardi 26 août 2025, sa campagne de paiement des droits d’auteur lors d’une conférence tenue à la Maison de la Presse. L’événement s’est déroulé en présence de Thierno Amidou Bah, Chef de Cabinet du Ministère de la Culture et de l’Artisanat.
Objectif de la campagne
Cette initiative vise à informer les créateurs sur les modalités de perception de leurs droits pour plusieurs catégories, notamment :
– Le droit d’exécution publique (2024)
– Le droit de déambulation sonore (2024)
– Le droit des tonalités d’attente téléphoniques (T3 2023 à T4 2024)
Le BGDA en chiffres avec 5 754 adhérents, le BGDA s’engage à protéger les œuvres de l’esprit et à garantir aux auteurs une rémunération équitable.
Vers une gestion modernisée
Le Directeur Général, Moussa Fofana, a annoncé une transformation majeure : la fin des paiements en espèces. Le BGDA adopte désormais une gestion entièrement dématérialisée, fondée sur le principe du « zéro cash ». Les auteurs devront :
– Déclarer leurs œuvres
– Choisir leur mode de paiement (virement bancaire ou mobile money)
– Fournir des coordonnées bancaires (RIB) ou un numéro mobile sécurisé
Plateformes de paiement disponibles
Les paiements seront effectués via :
– Virement bancaire
– Orange Money
– Soutura
– Kulu
Transparence et redevabilité
Cette réforme répond à la volonté de l’État d’instaurer une gouvernance plus transparente dans la gestion des fonds culturels.
Les droits concernés
Parmi les droits à redistribuer :
Type de droit par exemples :
– Exécution publique (Bars, maquis, restaurants)
– Déambulation sonore (Espaces publics)
– Tonalités d’attente et Téléphonie |
– Communication au public – Diffusion radio/télé
| Reproduction mécanique (CD, clés USB)
– Streaming et numérique (Plateformes en ligne)
– Droits internationaux, Œuvres diffusées à l’étranger.
Un défi persistant : la piraterie
Malgré les avancées, la piraterie demeure un obstacle majeur. Moussa Fofana souligne que l’utilisation non autorisée des œuvres, souvent par méconnaissance, nuit aux créateurs. Le BGDA intensifie donc ses campagnes de sensibilisation pour promouvoir le respect des droits d’auteur.
Soutien gouvernemental
Thierno Amidou Bah a salué cette réforme comme une étape cruciale pour le secteur culturel guinéen. En adoptant des outils numériques, la Guinée aspire à devenir un modèle de gouvernance culturelle en Afrique de l’Ouest.
Touré Aboubacar pour Africavision7.com 622 55 22 10






