Ce mardi 22 juillet 2025 à Conakry, M. Joseph Pierre Touré, Directeur Général Adjoint du Centre National de Perfectionnement à la Gestion (CNPG), a accordé une interview à la rédaction d’Africavision7.com. Au cours de cet entretien, il est revenu sur les acquis du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) et a également partagé son point de vue sur l’actualité guinéenne.
Africavision7.com : Bonjour monsieur le Directeur
Joseph Pierre Touré : Bonjour et comment allez-vous Mr le journaliste
Comment se porte la transition guinéenne ?
La transition avance à son rythme avec beaucoup de réussites :
– Achèvement de beaucoup projets hérités de l’ancien régime ;
– Mise en place de nouvelles institutions notamment de lutte pour la bonne gouvernance ;
– Relance avec succès du projet Simandou ;
– indicateurs économiques solides (croissance, inflation déficits de budget et balance extérieure maîtrisés)
– Présence diplomatique renforcée, ex OIF, OMVS CEDEAO
– Acquis sociaux exceptionnels : augmentation salariale, de pensions, bourses étudiantes, prises en charges médicale ;
– Reformes des FDS : Police, gendarmerie et armées,
– Élaboration de projet de constitution
– Évaluation des partis politiques pour assainir le paysage politique;
– Tout cela sans aide significative des bailleurs.
Quel regard portez-vous sur la CRIEF ?
La CRIEF reste un outil efficace de moralisation de la vie politique ;
Contrairement à ce que disent ses détracteurs, elle a montré qu’elle n’est pas instrument d’élimination politique. Pour preuves des anciens dignitaires ont eu des relaxes ex: Ministre Rémy Lama.
Aussi le nombre important de DG et Ministres du CNRD épinglés atteste que la CRIEF veille sur les actes de tous les cadres. Ex: Douane, Impôt, OGP, Min Pèthè et Yaya Sow etc.

Nous nous acheminons vers le référendum, cependant une partie de la classe politique grogne. Qu’en dites vous ?
La position de la vieille classe politique vis à vis du référendum est due à son désenchantement. Les critiques portent peu sur le contenu du projet de constitution, et beaucoup plus sur la candidature du Général.
Après deux décennies d’occupation de la scène politique avec des résultats peu élogieux, la vieille garde politique serait sage de passer la main aux générations nouvelles.
Quant au projet de constitution elle tient parfaitement compte du concept de REFONDATION DE L’ÉTAT. Les campagnes de vulgarisation à venir permettront au peuple de mieux s’imprégner et l’adopter par un « oui » massif lors du référendum. A noter que les préparatifs vont bon train: Fichier électoral, Direction Générale des élections, cadre de dialogue politique etc.
Que dites vous de la limitation de l’âge et du temps de résidence au pays des candidats ?
Les dispositions du projet de constitution relatives à l’âge et le temps de résidence au pays des candidats n’ont rien de personnel.
La limite supérieure de l’âge est pertinente pour éviter d’avoir un chef d’Etat physiquement et mentalement inapte. Dans ces situations il devient une marionnette dans la main de sa famille et son entourage qui dirigeront le pays à sa place. Les cas connus sont nombreux: Feu Mugabé, le Camerounais, même Jo Biden aux USA se sont montrés inaptes à diriger.
Concernant le temps de séjour, c’est indispensable de cerner de l’intérieur les réalités du pays que l’on veut gouverner. Après une absence prolongée de ce pays on est déconnecté de beaucoup de réalités. D’où le besoin d’y séjourner un certain temps pour se mettre à jour et préparer un projet de société à la page des réalités.
Interview réalisée Abou Bakr Sidiki Touré 622 55 22 10






