À l’approche du mois de Ramadan, le ministère de l’Industrie et du Commerce a signé, ce lundi 16 février, un protocole d’accord visant à garantir l’approvisionnement du marché national et la fixation des prix des denrées de première nécessité. La cérémonie s’est tenue dans les locaux du ministère, en présence de la ministre Fatima Camara, entourée de ses cadres, du directeur général des Douanes, du président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat, ainsi que de plusieurs représentants des chambres régionales et communales.
Un engagement pour protéger le pouvoir d’achat
Dans son allocution, la ministre Fatima Camara a salué la collaboration des opérateurs économiques et rappelé la responsabilité de l’État face aux tensions internationales qui affectent les chaînes d’approvisionnement et les coûts logistiques. « L’État ne peut pas regarder le panier de la ménagère se dégrader sans agir. Notre responsabilité est d’anticiper, de réguler et de protéger », a-t-elle déclaré, soulignant que ce protocole est le fruit de discussions approfondies entre les différents acteurs économiques.

Les nouveaux prix plafonnés
Le protocole fixe les prix de plusieurs produits de base :
– Riz blanc (50 kg, 25 %) : 260 000 GNF (contre 270 000 auparavant)
– Oignons (25 kg) : 270 000 GNF (contre 290 000)
– Riz étuvé (50 kg) : 280 000 GNF
– Sucre (50 kg) : 350 000 GNF
– Huile (20 litres) : 305 000 GNF
– Farine (50 kg) : 360 000 GNF
– Poulet entier (carton de 10 kg) : 310 000 GNF
– Riz étuvé (25 kg) : 380 000 GNF
– Lait en poudre (25 kg) : 980 000 GNF
La Direction générale des Douanes s’est engagée à faciliter le dédouanement des denrées concernées afin de limiter les surcoûts.
Appel à la loyauté des opérateurs
La ministre a insisté sur la nécessité de respecter ces prix plafonds, en particulier au détail, et a mis en garde contre toute spéculation ou manipulation des stocks. « La stabilité du marché est aussi votre intérêt. Un marché prévisible, c’est de la confiance », a-t-elle martelé.
Réactions des partenaires
Le président de la Chambre de commerce a salué l’initiative, estimant qu’elle renforcera la confiance entre l’État et les opérateurs économiques. De son côté, le directeur général des Douanes, Cheik Abdoul Gadiri Condé, a rappelé que l’État consent à des pertes fiscales importantes pour préserver le pouvoir d’achat des ménages, soulignant que « c’est le peuple de Guinée qui en bénéficie ».
Enfin, le ministère a mis à la disposition des citoyens un numéro vert (142) pour signaler tout manquement ou désagrément lié à l’application de ce protocole.
Touré Aboubacar pour africavision7.com 622 55 22 10






