Conakry, 14 janvier 2025 – L’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE Guinée) a tenu, ce mercredi, un atelier de validation provisoire du rapport 2023. La rencontre a réuni une trentaine d’acteurs de la société civile, venus de Conakry et de plusieurs préfectures de l’intérieur du pays, ainsi que des représentants des communautés riveraines des sites miniers.
Une première implication des acteurs locaux

Selon Moussa Iboun Conté, vice-président de la Coalition nationale Publiez ce que vous payez Guinée, l’objectif de l’atelier était de mobiliser les acteurs de la société civile pour relire et analyser le rapport ITIE 2023, publié en décembre 2025. « C’est une grande première. Jamais les acteurs de la société civile n’avaient été associés à la relecture du rapport après sa publication », a-t-il souligné.
Le rapport prend en compte la nouvelle norme ITIE 2023, incluant notamment :
– Les émissions de gaz à effet de serre ;
– Les paiements effectués au niveau des collectivités locales ;
– La participation des entités de l’État dans la mobilisation des recettes ;
– Les fonds destinés aux communautés, tels que le FNDL (Fonds national de développement local) et le FODEL (Fonds de développement économique local).

Respect du délai légal
M. Conté a rappelé que le rapport 2023 a été publié avant le 30 décembre 2025, conformément aux exigences de l’ITIE. « Nous sommes dans le délai légal », a-t-il insisté, tout en précisant que la société civile souhaite une publication annuelle, alors que les principes de l’ITIE imposent un écart minimum de deux ans.
Explications techniques

De son côté, Abdoulaye Soumah, responsable de la communication de l’ITIE Guinée, a présenté aux participants le contenu du rapport. Il a expliqué le contexte de sa production, le cadre légal et institutionnel, ainsi que les chiffres clés relatifs aux paiements, aux exportations, à la contribution au PIB et à l’emploi.
Après analyse des données, un écart de 2,80 % a été constaté entre les déclarations des sociétés minières et celles des régies financières de l’État, contre 1 % au niveau international. « L’essentiel est que cet écart soit explicable », a précisé M. Soumah.
Vers des recommandations
Les travaux de groupe devraient aboutir à des recommandations pour améliorer le contenu du rapport ITIE 2023. Pour Moussa Iboun Conté, « le regard de la société civile doit rester objectif, voire critique, afin de bonifier le rapport ».
Touré Aboubacar pour Africavision7.com 622 55 22 10






