Face au climat, au manque de financement et à des infrastructures limitées, l’Afrique doit innover pour rendre ses chaînes de valeur agricoles plus résilientes, selon les deux partenaires.
L’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD) et la coopération allemande (GIZ) ont signé un accord visant à accélérer la transformation agro-industrielle du continent. Ce partenariat stratégique active la mise en œuvre de la « Facilité pour l’Agro-industrie en Afrique » (ABF), un instrument destiné à renforcer les chaînes de valeur agricoles.
L’initiative s’aligne sur l’Agenda de Kampala du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA). Ce projet vise à concrétiser les objectifs continentaux en matière d’intensification de production vivrière, d’agro-industrialisation et de mobilisation des financements pour des systèmes alimentaires autonomes.
Le programme cible spécifiquement les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) opérant dans les secteurs du cacao, de l’élevage et du maïs. Il prévoit la mise à disposition de formations techniques, un accès simplifié aux investissements, ainsi que des outils pour favoriser une agriculture résiliente face aux aléas climatiques.
Une attention particulière est portée à l’inclusion des femmes et à l’autonomisation des jeunes, souvent marginalisés pour l’accès aux ressources, ont indiqué les deux partenaires. En promouvant l’entrepreneuriat rural, l’AUDA-NEPAD et la GIZ entendent générer des emplois durables au niveau local et assurer la sécurité des moyens de subsistance pour les communautés agricoles.
Soulignant l’importance de ce partenariat, Ola Ehinmoro, directeur à l’AUDA-NEPAD, a déclaré qu’en unissant leurs forces, les deux partenaires garantissent des solutions efficaces et des ressources vitales aux communautés et aux individus qui en ont le plus besoin. « La GIZ est un allié indéfectible dans l’avancement de l’agenda du PDDAA depuis plus d’une décennie », a-t-il ajouté.
Linh Feldkoeeter, directrice de l’équipe ABF à la GIZ, a réaffirmé l’ambition de rendre les systèmes agroalimentaires en Afrique « bancables et compétitifs ». Ce cadre de coopération établit les bases de collaborations engagées depuis 2023 pour transformer les engagements politiques en actions économiques tangibles.
dpa






