L’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) appelle à un partenariat accru avec l’Allemagne pour faire face aux effets du changement climatique qui frappent durement l’Afrique de l’Est.
Un appel à la solidarité internationale
Lors des récentes consultations sur la coopération au développement entre l’IGAD et l’Allemagne, le secrétaire exécutif Workneh Gebeyehu a insisté sur la nécessité d’un soutien renforcé.
« Nous avons besoin que l’Allemagne fasse entendre sa voix pour garantir que les mécanismes d’atténuation, d’adaptation et de résilience bénéficient aux communautés pastorales, et pas seulement aux pays à revenu intermédiaire », a-t-il déclaré.

Une région en première ligne face aux crises climatiques
La zone IGAD, qui regroupe huit États (Djibouti, Kenya, Somalie, Ouganda, Éthiopie, Érythrée, Soudan et Soudan du Sud), est particulièrement vulnérable.
– 90 millions d’éleveurs voient leurs moyens de subsistance menacés par les sécheresses prolongées.
– 9,8 millions de personnes ont été plongées dans la crise après quatre saisons consécutives sans pluie.
– Les inondations qui ont suivi ont déplacé 850 000 habitants.
Bien que la région contribue à moins de 1 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, elle « souffre de manière disproportionnée » des impacts du réchauffement, a déploré Gebeyehu.
L’Allemagne, partenaire clé
Depuis 2021, Berlin a engagé près de 135 millions d’euros pour financer des projets humanitaires et climatiques dans les pays membres de l’IGAD.
Pour Gebeyehu, ce soutien est crucial dans un contexte où « l’architecture multilatérale mise en place après 1945 est mise à rude épreuve par la rivalité entre grandes puissances et la montée de l’unilatéralisme ».
Une coopération stratégique
L’IGAD espère que ce partenariat permettra de renforcer la résilience des communautés les plus vulnérables et d’éviter que les crises climatiques ne se transforment en crises humanitaires de grande ampleur.
AT






