Beyla, terre d’abondance, terre de richesses naturelles, mais aussi terre de patience. Aujourd’hui, avec le projet Simandou 2040, le monde entier entend parler du fer de la Guinée. Mais pendant que les machines tournent, pendant que les discours se multiplient, une vérité reste douloureuse : Beyla, qui porte la source même du Simandou, n’a presque rien gagné.
La population, elle, observe. Elle espérait des routes, des hôpitaux, des emplois, des opportunités pour les jeunes… Mais au lieu de cela, l’exploitation a commencé avant même que les bénéfices n’arrivent à ceux qui vivent sur cette terre depuis toujours.
Il est temps que Beyla parle.
Il est temps que Beyla se lève.
Parce qu’un peuple qui ne réagit pas devient un peuple qui subit.


Les ressources doivent profiter d’abord à ceux qui en portent le poids, ceux qui respirent la poussière, qui voient leurs terres traversées, leurs villages transformés. Beyla mérite reconnaissance, justice et développement.
Simandou 2040 ne doit pas être seulement un projet économique.
Il doit devenir un projet humain.
Un projet équitable.
Un projet où Beyla cesse d’être spectatrice et devient enfin bénéficiaire.
AT






