À Conakry, l’insalubrité gagne du terrain et inquiète de plus en plus les habitants. Ce week-end, notre rédaction s’est rendue dans la commune de Gbessia, le long des rails du chemin de fer OBK, pour constater une situation alarmante : les voies ferrées sont devenues de véritables dépotoirs à ciel ouvert.
Au lieu de faire appel aux entreprises locales spécialisées dans la collecte des déchets, certains citoyens choisissent de jeter leurs ordures directement sur les rails. Résultat : des montagnes d’immondices s’accumulent, composées de plastiques, de sachets d’eau, de peaux de fruits et de bouteilles vides. Ce comportement, malheureusement répandu, reflète un profond déficit de civisme et une absence de conscience environnementale.

Un problème structurel et politique
Ce phénomène ne se limite pas aux abords des rails. Dans les rues de la capitale, les déchets sont jetés sans retenue, parfois même depuis des véhicules en mouvement. Cette négligence collective nuit gravement à l’image de Conakry et représente une menace directe pour la santé publique.
Au-delà du comportement des citoyens, cette situation met en lumière le manque de suivi dans l’application des politiques d’assainissement. L’absence de contrôle et de sanctions favorise l’impunité et perpétue ces pratiques nuisibles.
Urgence d’agir
Pour enrayer cette spirale, il est crucial que les autorités renforcent l’application des lois sur la salubrité publique. Des campagnes de sensibilisation, accompagnées de mesures répressives ciblées, doivent être mises en œuvre pour responsabiliser les citoyens et restaurer l’ordre environnemental.
Des exemples à suivre
Dans plusieurs pays de la sous-région, des efforts concertés entre gouvernements et populations ont permis d’éradiquer ces comportements. Grâce à une volonté politique affirmée et à une mobilisation citoyenne, les décharges sauvages ont été remplacées par des systèmes de gestion durable des déchets.
A-T






