La justice guinéenne a maintenu, le 4 septembre, l’interdiction du congrès du parti de l’ex-Premier ministre et opposant Cellou Dalein Diallo, alors que le pays se prépare à un référendum constitutionnel, le 21 septembre.
Fin juin, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), l’un des principaux partis de Guinée, avait été informée par le ministère de l’Administration territoriale (Intérieur) qu’elle devait « surseoir » à son congrès du 6 juillet en raison de risques de troubles. Des dissidents du parti, dont le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, exclu de la formation après sa nomination à cette dernière fonction, avaient menacé, sans leur réintégration, de perturber ce congrès.
L’UFDG, en contestation de la décision du ministère, avait saisi la justice pour organiser le congrès à une autre date. « La Cour suprême rejette » l’argument soulevé par l’UFDG et « déclare irrecevable » sa requête, a déclaré, le 4 septembre, la présidente de la juridiction, Hawa Daraud Kourouma, lors de l’audience consacrée à cette affaire.
la suite après cette publicité
L’UFDG juge cette interdiction « illégale »
Le parti de Cellou Dalein Diallo fait partie des trois formations suspendues fin août par le gouvernement pour avoir, vraisemblablement, manqué à leurs obligations. Elle avait le 24 août annoncé un recours en justice distinct contre cette décision « illégale », selon elle.
L’opposition et la société civile ont appelé à des manifestations à partir de ce 5 septembre pour dénoncer, selon elles, une volonté du chef de la junte, le général Mamadi Doumbouya, de confisquer le pouvoir à l’aide du référendum constitutionnel du 21 septembre.
Source : jeuneafrique






