Face à la montée inquiétante des inondations meurtrières dans la capitale, le Premier ministre Amadou Oury Bah a annoncé ce week-end le lancement d’une étude visant à identifier les zones inhabitables et à planifier la relocalisation des populations exposées aux risques.
Lors d’une visite sur les chantiers des ponts de Kassonyah et Kakimbo, le chef du gouvernement s’est félicité de l’avancement des travaux, estimant que ces infrastructures contribueront à fluidifier la circulation dans Conakry. Toutefois, il a souligné que les efforts ne doivent pas se limiter aux projets routiers :
“Les ponts sont là, mais il faut désormais s’attaquer à l’habitat. Il est impératif d’améliorer la gestion urbaine pour prévenir les inondations que nous avons observées ces dernières semaines. C’est une responsabilité collective, et nous allons agir.”


Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’une réponse structurelle pour faire face aux pluies diluviennes :
“Le ministère de l’Habitat devra mener une étude pour déterminer les zones qui ne devraient pas être constructibles. Une fois la saison des pluies passée, il faudra envisager, de manière résolue, la délocalisation de certains habitants vers des lieux plus sûrs et plus confortables.”
Cette annonce intervient dans un contexte dramatique : au moins 30 personnes ont perdu la vie cette année dans des inondations à travers le pays, la majorité à Conakry. Dans certaines zones comme Simambossia, dans la commune de Lambanyi, les services du ministère ont déjà commencé à marquer les habitations érigées sur des terrains non constructibles, en vue de futurs déguerpissements.
AT






