Me Kabélè Camara : « l’essentiel, c’est être sur les besoins du peuple»

Le leader du parti du Rassemblement Guinéen pour le Développement (RGD), Maître Abdoul Kabèlè Camara, ex-ministre de la Sécurité et de la protection civile à l’occasion de son voyage à la rencontre de la diaspora guinéenne à l’étranger, a accordé un entretien à la télévision panafricaine ‘’ Africa24 ‘’ et Télé Sud. 

Le président du RGD est revenu sur la genèse de ce parti dont le destin lui a été confié, son ambition politique, une lecture sociopolitique de sa Guinée qu’il aime tant.

Mettant la circonstance à profit, Abdoul Kabele Camara a rappelé que ce parti a été créé depuis 1992. « Le RGD n’était pas un parti de conquête de pouvoir. Sa vocation a été de contribuer à chaque fois que des grands évènements se déroulent dans notre pays, de se lever pour éclairer et de sensibiliser les concitoyens. Ainsi, depuis octobre 2018, J’ai été libéré des charges gouvernementales et les fondateurs du RGD m’ont fait confiance en me demandant d’assurer le leadership et d’être candidat à l’élection présidentielle 2020 », a-t-il précisé.

Parlant de sa volonté d’être le futur locataire de Sekoutoureya, Me Kabèlè a confié qu’il a décidé avec ceux qui l’on porté le choix d’aller à l’élection présidentielle, si Dieu le veut. Et de préciser que : « Ce parti ne veut se ranger ni du côté de la majorité présidentielle ni du côté de l’opposition. Le RGD est clair vaillant et voit de façon lucide comment les choses se passent en Guinée. Il regarde tout droit vers le peuple. C’est le peuple qui est important. Opposition, mouvement présidentiel, gauche ou droite. L’essentiel, c’est être sur les besoins du peuple. C’est le peuple qui intéresse le RGD. Parce que les Guinéens ont besoin d’un leader qui rassure ».

Faisant une rétrospective des acquis depuis l’indépendance de la Guinée, le président du Rassemblement Guinéen pour le Développement a soutenu que depuis le premier régime jusqu’à ce jour, « le déséquilibre institutionnel, les drames qui se produisent, l’instabilité, … Le pousse nécessairement à ouvrir les yeux et trouver un leader qui le rassure. Le RGD a déjà un projet de société dénommé Pacte Social pour une Guinée en harmonie parfaite avec sa devise : Travail-Justice-Solidarité » qui est vulgarisé dans un slogan Ensemble, bâtissons une Guinée où chacun dira : ‘’Mon Pays, Ma Fierté’’, » le précise-t-il.

Le président du RGD estime en décrivant les crises politiques qui assaillent le pays que le non application de la loi est le problème fondamental depuis 60 ans. « De compromissions en compromission politique, de dialogues politiques en dialogue politique, on arrive à une situation où les parties prenantes ne se comprennent plus. Ce qui provoquerait des frustrations et qui amènent à des violences causant des morts, des blessés graves, des dégâts matériels incalculables. La Guinée n’en a pas besoin ».

De ses efforts quand il était ministre délégué à la Défense et ministre d’Etat en charge de la sécurité et de la protection civile, Maître Kabèlè mentionné qu’il n’y a eu jamais de répressions sanglantes. « Je suis d’ailleurs l’un des auteurs de la loi sur le maintien de l’ordre public. Il était interdit à tout gendarme et à tout policier d’aller dans le cas du maintien de l’ordre avec une arme », s’est-t-i félicité.

Mais aujourd’hui, la réalité est toute autre. Pour le président du RGD, le non application des lois et règlements sont les causes de toutes les violences. « Quand on ne sort pas de ce cercle vicieux, le non-respect de la loi, le non application de la loi, nous enregistrons toujours des problèmes en Guinée. Si la loi était respectée, on aurait doté les policiers, les gendarmes des moyens suffisants, des ressources financières suffisantes pour faire face à une manifestation légale et reconnue par la Constitution », a-t-il recommandé.

Sur son éviction dans le gouvernement, le nouveau leader du RGD a dit qu’il s’amuse souvent avec certains journalistes quand ces derniers lui demandent sa réaction par rapport à son départ. « Un ministre de la République peut être enlevé à tout moment sans motif. Consultation ou pas, quand on vous décharge, vous devez accepter ».

Me Abdoul Kabèlè Camara intervenant sur une éventuelle révision de la Constitution, a indiqué que le Président Condé qui s’est battu pendant 40 ans avant d’être Président et qui a défendu son parti, a prêté le serment devant le peuple de Guinée de respecter la Constitution et de la faire respecter. « Il ne serait pas le premier à la violée. Il ne tentera pas une révision Constitutionnelle. Puisque les articles 27 et 154 de la Constitution s’opposent systématiquement à toute révision sur la durée de mandat, la laïcité, … », a-t-il rappelé à nos confrères de la télé Sud.

Par Oumar Bowal Diallo

 

 

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