Lutte contre la corruption en Guinée : l’ANLC sollicite l’adoption de la loi….

frfL’Agence Nationale de Lutte contre la Corruption de promotion de la bonne gouvernance a fait le point sur son travail annuel de 2015. C’est au cours d’une conférence de presse à la maison commune des journalistes, ce vendredi dernier.

Cette présentation de rapport s’inscrit dans le cadre de la réalisation des engagements internationaux de la Guinée, Etat partie des Conventions et Protocoles de lutte contre la corruption et de promotion de l’éthique, la transparence et de la Redévabilité « la bonne gouvernance ».

Dans sa déclaration, le Secrétaire exécutif adjoint de l’ANLC, Sékou Mohamed Sylla, a tout d’abord souligné, que l’enquête nationale sur la corruption et la gouvernance réalisée en 2012, par l’Agence nationale de lutte contre la corruption avec l’appui technique et financier de la Fondation OSIWA, indiquait que 500 milliards de francs guinéens sont payés chaque année en pots de vin dans le pays. « Aucun secteur de la société guinéenne n’est à l’abri de la corruption et des pratiques assimilées »a-t-il affirmé.

A cet effet, le conférencier a également fait savoir que L’ANLC et ses travailleurs ont la volonté ardente et la détermination pour lutter contre la corruption et promouvoir la bonne gouvernance, dans l’intérêt supérieur de la Guinée et des Guinéens. «Mais très fort malheureusement, l’ANLC reste confrontée à d’énormes difficultés, dans son fonctionnement tant sur le plan national que sur le plan international. » a-t-il déploré.

Dans la même déclaration, Sékou MOHAMED a fait quelques recommandations au nom de sa structure, pour l’instauration de la bonne gouvernance en Guinée : «La Guinée doit tout mettre en œuvre pour respecter ses engagements internationaux, qui éviterait à notre pays de perdre plusieurs avantages, tant sur le plan financier que celui de la formation des cadres. Les autorités guinéennes doivent favoriser la finalisation du processus d’examen et la mise en conformité de la Guinée aux dispositions des instruments juridiques africains et internationaux contre la corruption et les pratiques assimilées » a-t-il fait entendre.

Pour lui, La pratique et la culture de la corruption doivent être remplacées par la pratique et la culture de la légalité « Redévabilité –Transparence – Ethique ».

Ainsi, L’Agence voudrait espérer que le Rapport Annuel, soit adressés à Monsieur le Président de la République, pour un meilleur positionnement de la Guinée sur le plan africain, mais également de répondre aux normes internationales des Institutions nationales de prévention et de lutte contre la corruption et les pratiques assimilées, avec une dotation budgétaire conséquente, à l’instar des autres pays membres de la CEDEAO, à savoir (Chiffres exprimés en Dollar US).

Aboubacar Sylla

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