Gambie : Révélation sur le contenu de l’accord qui a fait partir yahya Jammeh

BONNE-700x336Yaya Jammeh a finalement quitté le pouvoir après avoir essayé de s’imposer malgré sa défaite aux élections présidentielles de décembre dernier. Mais si l’ex président de la Gambie a jugé bon de partir, c’est parce qu’un accord a été signé entre la CEDEAO et le nouveau pouvoir de Banjul. Le contenu de cet accord a été dévoilé par nos confrères de la Radio France internationale (RFI). 

Ce sont les présidents Alpha Conaré de la Guinée et Mohamed Ould Abdel Aziz qui ont été les artisans de cet accord. Les deux émissaires de la CEDEAO sont parvenus à obtenir des garanties  à Yaya Jammeh. En effet, l’ancien dirigeant gambien, en sa qualité d’ancien Chef d’Etat, percevra un salaire de la part de son pays. De plus, lui et sa famille n’auront pas à s’inquiéter pour leur intégrité physique.

Il est important de souligner que selon RFI, Alpha Condé et Mohamed Ould Abdel Aziz ont lancé un appel au nouveau président de la Gambie afin de ne pas procéder aux chasses aux sorcières ni à des intimidations ou menaces à l’endroit des proches de Yaya Jammeh et des anciens membres de son régime.

Dans le souci de permettre à la Gambie de préserver son unité, l’arrangement stipule aussi que le nouveau régime doit s’engager dans le processus de réconciliation nationale.

L’ancien homme fort de Banjul a par ailleurs reçu la certitude que ses biens ainsi que ceux de ses familles et de ses proches ne seront pas saisis. Mieux, ils vont être protégés.

Le média français nous révèle que Yaya Jammeh était particulièrement attaché à un point de cet accord. Il s’agit notamment de son retour en Gambie. Il a souhaité vouloir revenir dans son pays dès qu’il en sentirait le désir. Dans le même temps, la CEDEAO s’est voulue claire quant à de probables poursuites contre l’ancien Chef d’Etat. Pour la communauté, la garantie de la sécurité de Yaya Jammeh n’est pas synonyme d’une amnistie. « Il peut y avoir des plaintes émises contre lui », a précisé  le président de la Commission de la CEDEAO, Marcel Alain De Souza. « Personne ne peut et ne veut garantir une amnistie », a indiqué une autre source, proche de la médiation citée par RFI.

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