COP22 : la Guinée adhère à l’Alliance Internationale Solaire (AIS) à Marrakech

gtgLe ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheik Taliby Sylla a procédé, mardi, 15 novembre 2016, à la signature d’un Accord cadre d’adhésion à l’Alliance Internationale Solaire (AIS), pour le développement d’énergie solaire de la Guinée, puisqu’elle possède le potentiel qu’il faut.

C’était à l’occasion de la 22ème Conférence des Parties (COP22) de la Convention-cadre des Nations-Unies pour les Changements Climatiques (CCNUCC) à Marrakech (Maroc).

En décembre 2015, à la COP21 de Paris au Bourget en France, avec l’implication de la République Française d’accompagner et de soutenir le continent africain, tous les pays présents ont été sollicités pour un Accord cadre de la création de l’AIS.

Pour la mise en place de cette Alliance, dont le siège sera à New Dehli en Inde, mille milliards de dollars seront mobilisés d’ici 2030. Une structure focale sera créée dans chaque pays membre. Il y aura également un Secrétariat exécutif plus un Conseil d’Administration (CA).

Selon le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheik Taliby Sylla de la République de Guinée, «vu que le leadership sur les énergies renouvelables est tenu par la Guinée, à travers le président de la République, Pr. Alpha Condé, nous avons reçu un document sur lequel nous avons travaillé avec des juristes. Nous avons trouvé qu’appartenir à cette alliance était une très bonne chose pour notre pays».

Il a souligné : «Dans le domaine de l’énergie, surtout solaire, compte tenu du fait que nous avons dans notre lettre de mission, le développement de l’Energie Solaire et Renouvelable (ESR) dans notre pays, tout ce que la Guinée peut avoir comme intérêt dans cette alliance se fera dans les moindres détails».

Le ministre a indiqué, que la Guinée a plus d’avantages. Il y a l’annonce de montants faramineux. Mais le combat principal, c’est comment recueillir ce financement. C’est l’un des rôles du président Alpha Condé, qui est le leadership. C’est la première mission qui lui est confiée par les autres chefs d’Etat africains, à savoir mobiliser les fonds qui ont été promis.

«C’est la facilité surtout d’avoir accès aux financements, aux résultats des recherches scientifiques et technologiques. Aujourd’hui, le coup des installations des photovoltaïques est plus ou moins élevé. Mais avec le développement des nouvelles technologies, la miniaturisation nous permettra, à coup sûr dans les années à venir, de diminuer le prix du kilowattheure produit par ces parcs solaires».

Le ministre guinéen de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheick Taliby Sylla s’interroge : «De nos jours, à travers le monde, il y a plusieurs initiatives qui existent. Mais souvent, beaucoup prennent des initiatives pour l’Afrique, et pourquoi pas nous ?».

Quelques unes des initiatives pour l’Afrique en exemple, vous avez le World Energy System for 2030 (l’Energie Renouvelable pour Tous d’ici 2030), Power Africa, ensuite l’initiative de Bordeaux, il y a tant d’autres.

Pour le ministre, «aujourd’hui l’Afrique aussi a sa propre initiative. Elle est née et aujourd’hui s’est vue développée. Ce leadership aussi, grâce au président Alpha Condé, nous sommes en avance».

Au sein de l’Alliance Internationale Solaire (AIS), ils existent des co-leaders, dont le président de l’Union Africaine (UA). Beaucoup d’autres structures seront mises en place pour que chaque pays puisse adhérer complètement à cette initiative, s’en approprier pour pouvoir développer l’initiative qui va permettre au coordonateur de l’électrification de toute l’Afrique, à travers les ESR, d’avoir les fonds indispensables pour déjà commencer les différents travaux, afin d’éclairer au mieux l’Afrique, a-t-il expliqué.

L’ESR se trouve être aujourd’hui l’une des possibilités de transit des énergies classiques, telle que l’utilisation des thermiques à base de charbon, surtout qui dégagent d’énorme quantité de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et qui jouent énormément sur l’ozone. Ce qui est surtout à la base du dérèglement climatique, a ajouté le ministre.

«Selon un constat scientifique, en trois ans, le niveau reste le même. Ce qui est une grande avancée. Et le monde occidental, les grands pollueurs ont pris la décision d’être au niveau de 2 degrés ou en dessous pour freiner le réchauffement climatique», a cité M. Sylla.

En Guinée, nous avons d’énormes difficultés liées à ce dérèglement climatique qui s’intensifient énormément. Notamment l’érosion côtière, un cas très bien connu sur les îles au niveau des paysans qui vivent sur le long des côtes. Nous subissions le mauvais côté du dérèglement », a-t-il déploré.

«Alors, c’est un combat qui n’est pas facile. Mais en ce qui nous concerne, la Guinée est en train de mobiliser toutes ses équipes, ses efforts, pour pouvoir obtenir des études bien élaborées, bancables, les soumettre à temps, afin qu’on puisse bénéficier suffisamment de toutes ces promesses», a rassuré le ministre guinéen de l’Energie et de l’Hydraulique, Cheick Taliby Sylla.

 

AGP

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