Violence post-électorale : les analyses du président de la CANEG, Dr. Gouressy Condé

La Convention des Acteurs Non-étatiques de Guinée (CANEG)  a animé ce vendredi 16 février 2016  une conférence de presse au tour de la thématique ‘’Problématique de la violence et de la non-violence en période électoral en République de Guinée’’.

« Nous avons abouti après plusieurs analyses et plusieurs observations à la conclusion selon laquelle, les forces de l’ordre, les méthodes d’intervention ou l’utilisation des forces de l’ordre sur l’axe Hamdalaye-Bambeto-Cosa est caduque et a tout simplement échoué. Il est important que l’on s’en rende compte et que l’on modifie le cours des choses », a interpelé le président de la CANEG, Dr. Gouressy Condé.

Selon lui, les violences ont lieu sur cet axe et qu’aucune solution palliative n’y soit trouvée. C’est pourquoi il sollicite qu’une solution soit trouvée à ce problème, histoire d’y mettre un terme définitif. De 2007 à nos jours remarque-t-il, la mission principale des forces de l’ordre en Guinée est  devenue le maintien d’ordre sur l’axe Bambeto et dit-il « Cela  ne suffit pas ».

« Lorsqu’il y a une expérience des opérations qui n’aboutit pas à la solution, il est important que le dispositif soit modifié ou la démarche soit modifiée. Il y a plus de 10 ans que nous avons les mêmes réactions des jeunes habitants cette partie de Conakry et exactement les mêmes réactions, le même dispositif à répétition des forces de l’ordre», explique-t-il

Concluant, le président de la CANEG a précisé cci : « Il y a dix ans de cela, au-delà du quinquennat que nous avons les mêmes réactions de cette ville de Conakry et des jeunes de cette partie de la capitale et les mêmes dispositifs à réplétion du côté des forces de l’ordre.

C’est pourquoi nous avons dit, il faut une solution sociale. Lorsqu’on parle de perte en vie humaine des deux côtés, c’est une situation de guerre d’esprit. Lorsqu’on parle de véhicule de la gendarmerie brûlé et des blessés parmi les agents des forces de l’ordre et des morts parmi les populations, nous sommes en insécurité ».

Aboubacar Sylla pour Africavision7.com

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