Clôture du forum national des EGDH : Le discours du S/G du Ministère de l’Unité Nationale

Excellence Monsieur le Président de la République, Monsieur le Ministre

Mesdames et Messieurs les Présidents ou représentants des Institutions républicaines,

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,

Mesdames, Messieurs les Membres du Corps Diplomatique et Consulaire et Représentants des Institutions internationales,

Mesdames, Messieurs les représentants des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile, du secteur privé

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

Ce Forum des Etats généraux des droits de l’homme s’achève après trois journées d’intenses débats et de réflexions constructives. Nous savons tous combien la question du respect des droits de l’homme touche au plus profond chacun de nous.

Je remercie particulièrement ceux venus des différentes régions du pays et qui ont le chemin jusqu’à Conakry pour ce Forum National des Etats généraux des droits de l’homme en Guinée.

Je remercie aussi l’ensemble des représentants des ministères, des institutions républicaines, des média, des organisations de la société civile qui ont suspendu leur travail quotidien afin de participer à ce Forum.

Je n’oublie pas les partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent depuis le début du processus.

L’ensemble des travaux a permis de dégager quatre orientations prioritaires pour notre future Lettre de politique nationale de promotion et de protection des droits de l’homme :

  • L’éducation de base et l’information instructive de chacun s’est imposée comme la priorité numéro un, oh combien essentielle pour nos enfants et nos jeunes, mais aussi pour chacun de nous ;
  • Il s’agit ensuite de parachever la pleine réalisation de l’ensemble des droits civils et politiques, tels que précisés dans la Constitution guinéenne et parmi ceux-ci une attention particulière sera accordée aux droits à la sécurité et à la justice ; le droit à la vie et à l’intégrité physique et morale ; la liberté de la presse ; le droit de vote ;et le droit de manifestation et d’association ;
  • La troisième priorité concerne directement la vie de chaque guinéen et guinéenne « l’amélioration des conditions et du cadre de vie de chaque guinéen ». Il conviendra dans les prochaines années de s’assurer (et des mécanismes seront mis en place) que chacun a accès à l’alimentation, à l’eau potable, à l’assainissement, à des soins de santé, à un travail respectueux de sa dignité. Et que chacun voit son cadre de vie préservé (tel est le sens du droit à une environnement sain et durable) ;
  • La quatrième priorité identifiée par les participants attache une attention particulière aux populations et personnes les plus vulnérables. Combattre fermement toute inégalité et discrimination quelles qu’elles soient. Nous devons absolument faire une place pour les femmes dans les lieux du pouvoir, mais également veiller à ce que leur maison, leur lieu de travail ne se transforment pas « en champs de bataille permanent ». Nos enfants doivent bénéficier de la meilleure protection, dans les familles mais aussi à l’école, dans la rue, dans les centres de santé, devant les tribunaux. Nous serons amenés à l’avenir à aider nos jeunes à s’inscrire dans notre société pour de ne pas en faire des victimes de trafiquants qui leur promettent une vie meilleure ailleurs.

Ainsi ce processus des Etats généraux des droits de l’homme approche de sa conclusion. Il nous reste à parcourir quelques étapes avant de pouvoir faire vivre la Lettre de politique nationale de promotion et de protection des droits de l’homme pour que celle-ci devienne une réalité dans la vie de chacun.

Tout d’abord, une petite équipe du Ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté va finaliser, au cours d’une retraite de six jours, le projet de Lettre de politique nationale de promotion et de protection des droits de l’homme.

Puis ce projet de Lettre sera présenté très prochainement en Conseil des Ministres.

Enfin, un Comité de suivi de la Lettre sera mis en place afin de permettre un suivi strict de la mise en œuvre des actions prévues.

Une fois adoptée, cette Lettre sera largement diffusée sur l’ensemble du territoire. Des séances de vulgarisation se tiendront dans l’ensemble des préfectures du pays. Nous appelons chacun et chacune, membres des administrations, des institutions, des organisations et associations de la société civile, journaliste à vous tenir prêt pour relayer le plus largement possible la Lettre.

Car le respect des droits de l’homme est l’affaire de chacun. Notre Constitution le rappelle précisément à son article 22. Chacun de nous a des droits mais nous avons aussi des devoirs : celui de se conformer aux lois et aux à la constitution, aux règlements ; celui de participer aux élections ; le devoir de promouvoir la tolérance, les valeurs de la démocratie et d’être loyal envers la Nation. Chaque citoyen a le devoir de respecter la personne humaine et les opinions des autres.

Chaque citoyen doit contribuer dans la mesure de ses moyens à l‘impôt et doit remplir ses obligations sociales. Chaque citoyen a le devoir sacré de défendre la Patrie et les biens publics sont sacrés et inviolables.

Je voulais ainsi finir sur ce point pour montrer combien la promotion et la protection des droits de l’homme est l’affaire de chacun.

Mesdames et Messieurs, (…)

Chers Compatriotes,

Vive la Guinée

Vive l’unité nationale

Vive les droits de l’homme, la justice et la paix.

Je vous remercie

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