La commune urbaine de Sanoyah a lancé une vaste campagne d’assainissement visant à restaurer l’image de la localité et à responsabiliser les habitants face à l’insalubrité. Portée par la dynamique GMD, l’opération s’accompagne de mesures strictes : toute personne surprise en train de jeter des déchets sur la voie publique devra s’acquitter d’une amende de 5 millions de francs guinéens.
Dès les premières heures de la journée, autorités communales, volontaires et engins de nettoyage ont investi les rues. Les femmes qui avaient repris possession des emprises après les précédentes opérations ont été déguerpies, tandis que les marchés — principaux foyers de production de déchets — ont été directement impliqués dans l’action.
« Nous avons constaté que des tas d’ordures s’accumulaient de l’échangeur de 36 jusqu’à la passerelle. Avec mes collaborateurs, nous avons décidé d’unir nos forces pour rendre Sanoyah propre et attrayante », a déclaré Aboubacar Sabari Conté, délégué communal et membre de la dynamique GMD. Il a insisté sur l’implication des vendeuses et averti que les sanctions seront appliquées sans concession.
Les femmes, conscientes de leur rôle dans la gestion des déchets, ont exprimé leur engagement. Mariame Soumah, porte-parole, a lancé un appel citoyen : « Nous produisons beaucoup d’ordures, il nous revient de les ramasser et de les jeter à la poubelle. À partir d’aujourd’hui, nous nous engageons à ne plus jeter sur les emprises. Une commune sale favorise les maladies et ternit notre image. »
Cette mobilisation, qui associe autorités locales et citoyens, marque une étape décisive dans la lutte contre l’insalubrité. Elle ambitionne d’instaurer une discipline collective et de responsabiliser chaque habitant afin de préserver la santé publique et l’image de Sanoyah.
AT






